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27 octobre 2006

Mon Grand père paternel

C'est mon grand père qui m'a appris la belote, la manille, les dominos.
C'est lui qui le premier m'a emmené à la pêche.
Qui m'a montré ses coins, ses techniques, qui m'a prêté son matériel.
C'est encore lui qui m'a donné le gout du bricolage et des choses bien faites.
Il m'a offert mon permis, mon baptême de planeur et ma première séance de cirque.

Mon grand père a fait la guerre, dans la marine.
Son bateau a été coulé par l'aviation allemande au large de la Normandie.
A cause de l'éclat d'obus qui s'est logé dans son genou, il s'est fait attraper à sa sortie de l'hopital.
La gestapo l'a déporté dans un camp de travail.
Il a tenté de s'évader 3 fois, la dernière fut la bonne.

Il a ensuite été Terre-neuvas.
D'abord comme mécanicien puis en tant que chef-mécanicien.
Il  fini sa carrière professionnel sur un bac sur la seine. 
Comme tous les marins il a connu de nombreuses femmes.
Mais il est toujours resté fidèle à la sienne.

Mon grand père est mort dans la nuit de jeudi à vendredi juste au moment ou je sortais de boite.
Un truc fulgurant, inattendu, imprevisible. Surtout pour quelqu'un qui n'était pas malade.
Quelques heures plutot il faisait son jardin.

A son enterrement on m'a demandé de lire un texte en hommage à sa famille, ses amis et aux gens présents.
Les gens de la famille se sont assis au moment ou son cerceuil entrait dans l'église.
A ce moment il devait y avoir un vingtaine de personnes derrière nous.
Uniquement des proches.
Le curé m'a fait signe, je me suis levé, j'ai serré ma feuille.
Je l'ai posé sur le pupitre, je me suis approché du micro.
C'est seulement là j'ai levé les yeux vers les gens présents.
Devant moi il y avait plus de 100 personnes.
L'émotion m'a submergé.
J'ai lu le texte, pour lui.

Maintenant il repose dans une boite en bois, au fond d'un trou dans le cimetière d'un petit village au bord de la manche.
Un trou froid et humide.
Autour de lui des dizaines de tombes portent mon nom, son nom.
Ce jour là, un morceau de moi a été enterré avec lui...

23 octobre 2006

Big Bang Final

Elle a fait les choses en grand.
Super romantique.
Les bougies, la lumière, la table (ah elle a prévu qu'on mange...).
Elle s'est pomponnée, juste de quoi se rendre encore plus appétissante.
Dans notre premier baiser le désir de chacun est palpable.
Nous nous tournons autour pendant qu'elle cuisine.
Quand nos vêtements se sont-ils évaporés ?
Je ne me souviens plus.
Comment nous sommes nous téléportés dans la chambre ?
Pas la moindre idée.
Je la désire.
Elle me veut.
Elle fini par me jeter sur le lit.
La pression est au maximum.
Nous sommes nus.
Il ne me reste plus qu'une chose à faire...
Je me suis évanoui.

A bien y réfléchir ça devait être un signe.

21 octobre 2006

Big Bang etc

(Ici ce n'est pas le début, le début c'est )

Je ne suis surement pas le type le plus romantique de la terre, mais en tout cas je suis surement le plus débile.
Je me rends compte que je n'ais pas son numéro de téléphone.
Bien sûr je connais son adresse mais plusieurs expériences désastreuses à la porte de jeunes filles délicieuses me poussent à prendre quelques précautions.
Je décide donc d'appeler mon pote.
Ils travaillent dans le même bureau, normalement ça devrait aider.
Bill, le plus grand amateur de citation au monde vous dirait : "Avec des amis comme ça, tu n'as pas besoin d'ennemis".
C'est un peu ce qu'il a fait, mon pote.
Plus je lui parlais de la jeune femme, plus il se fermait.
Je lui laissais des messages à transmettre et puis rien.
Je sais depuis qu'il faisait pareil avec elle.
Il a fini par ceder et nous a invité pour le reveillon.
2 mois de galère, merci mon ami...

Le 31 décembre donc...
Il est apparu clairement aux yeux de tous, qu'entre nous deux c'était électrique.
Il ne manquait que la goutte d'eau qui met le feu aux poudres.
Nous avons réussi l'exploit de nous jeter l'un sur l'autre au beau milieu d'un rock.
Je ne sais même pas comment c'est possible.
On a fini par aller chez elle.
La moitié de nos vêtements n'ont jamais atteint le canapé.
Il devait lui rester à peu près sa culotte, j'ai du sauver mon caleçon.
Malgré le bouillonnement de nos désirs, nous en sommes restés là.
Il était tard, nous étions trop alcoolisés.
Tout semblait possible, cette nuit, la suivante ou toutes celles d'après.
Il était evident qu'elle ne souhaitait allez plus loin cette nuit là.
Je me suis rhabillé dans une invitation à revenir le lendemain.
Plus rien ne pouvait nous arrêter.
D'un defi, quasiment une plaisanterie, j'étais passé à une aventure excitante et torride.
La pression montait lourdement en moi.

(à suivre)

20 octobre 2006

After work

"Tu sais ça fait longtemps qu'on ne s'est pas vu, tu ne veux pas qu'on sorte ce soir ?"
Me dit Justice.
C'est vrai allez on y va.
After Work au Planches Paris 8ème.
Ce qu'il y a de bien avec l'open bar, c'est qu'on est rapidement ivre.
Tout le monde est vite gai.
L'ambiance et la musique sont sympas.
Justice est une jolie fille.
Elle ne passe vraiment pas inaperçue avec son look de fashion victime et son mètre 75.
Les hommes se retournent sur son passage.
On est rentrés ensemble dans cette boite, on a bu ensemble, on était assis côte à côte pendant toute la soirée et on a dansé ensemble.
Les gens aurait pu penser qu'on était ensemble.
Mais non, elle n'a pas arrêté de se faire draguer.
Le temps que j'aille nous chercher à boire, le type de la table d'à côté était en train de lui sortir son baratin.
Elle se dirige vers les toilettes, un type lui touche la hanche.
Je suis à 30 cm derrière elle.
20 mn plus tard le même type lui glisse son numéro de portable et son nom sur un petit bout de papier, directement dans la poche.
Vu comment son pantalon était serré, je ne sais même pas comment il a réussi cet exploit.

C'était surréaliste.
Elle est habituée à ce que les garçons aient des réactions imprévisibles à son égard, mais elle même a été surprise de cette soirée.
C'était bien, une excellente soirée, étrange mais excellente.

19 octobre 2006

Big bang

Dans toutes les histoires il y a un début et c'est souvent excitant.
Un milieu et c'est souvent plaisant.
Et une fin, souvent la partie la plus délicate à gérer.
Il en est même qui sont capable de resumer les 3 en 24 heures mais ce n'est pas le propos.
J'ai le sentiment qu'on touche la fin, ou du moins à une certaine fin.
C'est dommage car cette histoire avait pourtant bien commencé...

Je me fais inviter par mon meilleur ami à une fête organisée par les gens de sa boite.
Un truc plutot cool dans une crêperie, après ils ont prévu un petit bar à l'ambiance sympathique et enfin la boite rituelle jusqu'a plus d'heure pour finir en beauté.
Il y a mon pote, sa femme, plein de gens et cette fille.
Plutot jolie, visiblement le meneur de la troupe.
A coté d'elle en permanence, un grand échalas, un peu déguingandé, visiblement sur la brèche pour ne pas rentrer seul.
Et elle qui ne lui accorde aucune attention.
Et lui qui rame dans des efforts désespérés.
Bon, vous savez comment sont les garçons, toujours à vouloir faire les malins.
Plus c'est grillé, plus c'est impossible, plus ils sont audacieux (ou stupides, enfin je ne sais plus...).
Bref ce type m'a énervé d'entrée de jeu.
Je trouve que la jeune fille est jolie, que son humour est ravageur, son charme fini par agir sur moi.
Elle est célibataire, ça se voit.
Je le suis encore plus.
Je décide de faire d'une pierre deux coups, tenter de me rapprocher de la jeune fille et ruiner la soirée du déguingandé.
A l'idée de lui pourrir sa soirée je suis déjà tout émoustillé.
A la crêperie, nous sommes chacun à un angle opposé de la table.
Difficile de tenter quoique ce soit à 7 mètres l'un de l'autre.
Je profite du paysage, amusé par ses reparties fulgurantes (elle n'a pas vraiment perdu ça d'ailleurs).
Au bar j'investis la chaise à sa gauche, le déguigandé est assis de l'autre côté.
D'une conversation de groupe nous arrivons rapidement à un dialogue, juste nous deux.
Je jubile devant la mine déconfite de l'autre.
Evidemment en boîte on a surtout dansé ensemble.
Quand elle me dit "tu me ramènes chez moi ?" en me regardant droit dans les yeux, ce n'est pas vraiment une question.
Le déguingandé renonce et part sans un mot au reste du groupe.
Ce soir là elle m'a invité chez elle, soit disant pour m'offrir un jus d'orange, je n'ai pas osé bondir sur elle.
Je suis un affreux romantique.

(à suivre)

17 octobre 2006

Revue de blog

Ces 2 dernières semaines j'ai découvert 3 blogs qui ont en commun une qualité d'écriture exceptionnelle, qui sont tenu de haute main par des blogueurs extremements cultivés et qui explorent 3 thèmes très différents.
Je me suis régalé à lire l'intégralité des archives...

Chez la souris blonde : vous trouverez une étude très détaillée de ce que peut ressentir une jeune fille sous la pression, souvent toute en lourdeur, de dragueurs impudents. Attention l'auteure est cultivée.
Personnellement j'ai de la compassion pour vous les filles depuis que ce caporal-chef corse (durant mon service chez les militaires) était tombé éperdument amoureux de moi. Partant du principe qu'il était beaucoup plus imposant que moi, je sais je suis un peu tête en l'air et j'oublie souvent mes muscles à la maison, que nous dormions seuls dans la même chambre, tout au fond d'un batiment souvent désert, il était sur qu'il finirait par m'avoir. La lutte fut rude, surtout pour la douche. Des fois j'y pense et j'en frissonne.

Chez Brad-Pitt Dechfahl : l'auteur décrit ce que pourrait être la vie (sa vie ??) d'un garçon de 15 - 16 ans. C'est tellement bien écrit, avec un telle sens de l'humour et de la structure, ça me donne presque honte d'écrire ces billets.

Chez la grenouille bleue : c'est ma vie sexuelle telle que je l'avais rêvée. La réalité est parfois cruelle... L'auteur lui aussi plein d'humour, prodigue théories, conseils et expériences personnelles. Souvent frappé au coin du bon sens. Excellent. 

Je me rends compte que ces trois blogs sont chez over-blog serait-ce un gage de qualité ?

15 octobre 2006

Cocktail

L'art du cocktail est une affaire sérieuse.
Un dosage mal maitrisé et c'est raté.
Un peu trop d'un ingrédient et c'est la sortie de route, le résultat est imbuvable.

Hier soir je demandais à Justice quelle proportion de sexe il fallait dans un couple pour qu'il s'épanouisse dans la durée.
Il me faut vous dire que Justice est une grande black, aux petits seins fermes, aux jambes interminables qui possède des fesses... Oulah... Une vraie apologie de la luxure... Enfin je m'égare.
Sans réfléchir elle a répondu :
"Minimum 95 %"
Pour Justice le cocktail d'un couple réussi c'est 95 % de complicité sexuelle, le reste c'est de la littérature.
Elle est comme ça Justice, assez extrême.
C'est surement pour ça qu'en ce moment elle est seule.
Toujours en quête de cette connerie d'âme soeur.

N'empêche qu'elle a raison.
Personnellement j'aurais plutot proposé 70 %.
Je ne sais pas ce que vous en pensez, d'ailleurs je serais curieux de le savoir.
A une époque j'avais coutume de dire que sans le sexe il n'y avait aucune raison de se mettre en couple.
Franchement en dehors de ça, tout le reste je pouvais le faire aussi bien avec ma soeur par exemple.
On avait tellement de centres d'interêts en commum, de complicité et on pratiquais les mêmes sports.
Elle a beaucoup changé.
Difficile de continuer à prendre cet exemple.

Dans le cocktail du couple réussi, il faut une part importante de sexe, mais ce n'est pas non plus une garantie de succès...

13 octobre 2006

Procès

Le juge c'est ma conscience, vous savez cette chose qui a décidé consciemment de ne plus la toucher, histoire de voir au fond de quel trou nous sommes tombés.
L'accusé c'est mon inconscient vous savez, ce truc indéfinissable qui vous fait agir ou réagir parfois contre le bon sens, souvent contre votre volonté. Un bidule qui a certainement à voir avec le subconscient.
Il faut me comprendre aussi après 22 jours d'abstinence complet j'ai tendance à devenir nerveux.
Surtout la nuit.
Et puis on dort nu, aussi.
Enfin je sais pas ce qui m'a pris.
C'était plus fort que moi.
Le désir m'a submergé, contre mon gré.
Je me suis jeté sur elle en plein milieu de la nuit.
Alors que je dormais, elle aussi d'ailleurs.
Pendant qu'une de mes mains se perdait entre ses cuisses, l'autres lui caressait un sein.
A ce moment là je me suis vraiment reveillé.
Ma première réaction a été : "Putain quel con, même pas capable de se retenir".
Elle a grogné, je ne suis même pas sur qu'elle se soit vraiment reveillée.
Je pense qu'elle aussi a laissé parler son subconscient.
Elle a dit :
"Arrêtes de me faire chier je dors..."
Pas mieux...

11 octobre 2006

Dimanche soir sur la 2

Ce soir là il y avait un épisode de FBI portés disparus dans lequel une femme faisait enlever son mari durant leur séjour au mexique. En fait le but était uniquement de le faire tuer. D'une jalousie maladive elle était persuadée qu'il la trompait.
A la fin de l'épisode, je me tourne vers elle :

"- Si un jour tu en as ras le bol de moi, tu me feras kidnapper par des mexicains ?"

Elle du tac au tac :

"- Surement pas, je te renvoie chez ta mère c'est bien pire..."

09 octobre 2006

Mes amis

- "Dis moi elles sont pas un peu pourries tes pompes ?" dit-il amusé.
- "C'est les chaussures que je portais quand je me suis fait renverser par la voiture.", lui reponds-je.
- "Elles sont vachement abimées quand même..."
- "Oui. C'est une sorte de garde fou. Ca me permet de me souvenir que je suis pas immortel, malheureusement."
- "Ah ouais t'as raison... Mais elles sont quand même super destroy."

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