07 février 2008

Le doute

Je commence sincèrement à me demander si mes amis en sont vraiment, des amis...
Ils me demandent tous comment ça se passe avec la délicieuse créature.
Je réponds, c'est fabuleux, indescriptible, et il n'y a pas de mots assez fort pour décrire ce que je ressens...
En tout cas s'ils existent je ne les maîtrise pas et d'autres le font bien mieux que moi...
Alors ils me demandent, et le sexe.
Le sexe avec elle c'est tellement fort, tellement souvent, tellement bon.
Et ils me regardent, ils voient la lueur dans mon oeil, je lis l'envie dans le leur.
Et tous me disent, oui, bah, profites en, ça va pas durer.

Mais lâchez moi, ça va durer !
Il n'y a rien qui puisse l'empecher...

05 février 2008

Lachez moi !

Évidemment nous sommes à la fin.
Mais la fin n'est ce pas aussi le début d'autre chose.
A part sûrement la mort qui est la fin de tout...
Mes proches commencent à savoir qu'entre nous c'est terminé.
Systématiquement viennent les questions.
Puis les jugements.
Sur ce que j'aurai du faire.
Ou ne pas faire.

Tes jugements tu sais ou tu peux te les mettre.
Tu n'es pas elle.
Tu n'es pas moi.
Tu ne peux pas comprendre, tu ne peux pas savoir.
Et t'étais ou ces 15 dernières années de vie commune ??
Alors ton avis...
Surtout, je ne te demande rien.

Mais le pire est toujours à venir.
La question ultime.
Le top de la tentative de culpabilisation.
Et t'as pensé à tes enfants ??
Bien sur que j'y ai pensé, je ne pense qu'a ça.
Mais je ne vois pas trop en quoi ça te concerne ??
Et si tu penses que je vais me justifier devant toi, tu te fourres le doigt dans l'oeil.
Jusqu'au coude.
Mes enfants c'est à peu près le seul élément positif qui nous lie encore, elle et moi.
C'est pour eux que je cherche la meilleure sortie possible.
Alors lâche moi !
Et réponds plutôt à ça :
Et toi, tu as pensé à moi ??
Tu t'en fous ??
Pourtant tu te dis proche de moi...

30 janvier 2008

Butterfly

C'est l'histoire d'un petit papillon amoureux d'une luciole.
Le petit papillon sait que ça ne se fait pas de convoiter les douces lucioles.
Ces êtres magnifiques, gracieux, aériens et lumineux.
Lui avec ses jolies couleurs il fait illusion.
Le jour, en tout cas.
La nuit...
Il sait bien qu'à viser trop haut, il a de fortes chances de se brûler les ailes.
A trop s'approcher du soleil on se brûle.
Demande à Icare.
Mais inlassablement il s'obstine.
Chaque jour il recommence.
Aveuglé par la lueur de la jolie luciole.
Il s'approche, toujours plus près.
Les petits papillons ne doivent pas s'attacher aux délicieuses lucioles.
Et pourtant lui, il y croit.
Il veut que ça fonctionne.
Il est prêt a tout donner pour ça.
Tout, même sa vie actuelle...

29 janvier 2008

Convalescence

Comme un type qui aurait perdu l'usage de ses jambes.
Et qui réapprendrait à marcher.
Tout doucement.
En découvrant chaque fois de nouvelles sensations.
Parce que la première fois on est trop jeune, on ne se souvient pas.
On ne peut pas se souvenir.
Il y a tellement de choses nouvelles à intégrer.
Et puis quand on est jeune, on prend des habitudes.
On place ses pieds toujours de la même façon.
On marche toujours au même rythme.
Pour ne plus marcher du tout, pas fainéantise.

Comme une nouvelle naissance.
Avec elle j'ai l'impression de découvrir le sexe pour la première fois.
A ce jeu là, elle est bien meilleure que moi.
Je suis l'élève, elle est la prof...

28 janvier 2008

Paris, la plus belle ville du monde

J'aurai bien parlé de ma vie avec elle mais là j'ai passé une si belle soirée hier soir...
Faut que je raconte.

Je rentre hier soir d'un week-end fabuleux, avec elle, évidemment...
Je viens pour récupérer ma voiture.
Mais étrangement elle a disparu.
Pas inquiet pour 2 sous...
Je me dirige vers le commissariat le plus proche.
Ah tiens il est à plus de 2 km.
A pied donc.
Dans Paris.
Il est près de 23H00.
Même pas mal.
Avec ma valise et mon sac à dos.
Marche, marche petit scarabée...
Au commissariat après avoir ri, de moi, ils ont confirmé que, oui votre voiture est bien à la fourrière.
Ah mais non Monsieur c'est fermé le dimanche.
Faudra voir demain matin...
Bon d'accord.
Je vais juste être un peu en retard au boulot.
Demain.
Donc je me dirige vers les transports en commun.
C'est sale et ça pue.
Mais ça l'est tout le temps.
C'est pas une surprise.
Pourquoi quand je prends le métro c'est toujours une aventure ??
Normalement sur les 2 lignes, il y a une rame tous les 5 min.
Même à cette heure tardive.
Pourquoi j'ai patienté près de 10 min a chaque fois ??
Un complot mondial ??
5 minutes je suis d'accord on s'en fout.
Sauf que j'étais un tout petit peu énervé.
Rien qu'un tout petit peu...
Une paille.
Alors tout de suite ça prend des proportions dantesques.
J'arrive gare du Nord.
Le coin le plus romantique de Paris à cette heure là.
Ils ont piqué les lignes de transilien ??
J'ai du faire mon boulet mais j'ai mis 20 min pour les retrouver.
Et pour demander ton chemin.
Il n'y a personne à cette heure.
Enfin si, il y a des gens mais t'as pas trop trop envie de leur parler.
Le train est à minuit...
Je devrais être chez moi depuis une heure déjà.
A cette heure il n'y a plus de bus entre la gare et chez moi.
Et les 40 min de marche me saoule un peu.
Je décide un arrêt a Enghien.
Il y a toujours des taxis devant le casino.
Oui bah là non.
J'ai poireauté 25 min dans le froid.
Au global j'en ai eu pour 209.50 €.
Avec les 191 euro de fourrière.
Tout ça parce que les 70 € de parking de la gare de Lyon me dérangeaient...
Abattez moi la prochaine fois que je suis aussi mesquin.
Des fois je me fais honte...